This entrepreneur is in turmoil | Erode | S3
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Ordonnés chronologiquementBonjour.
Je m'appelle Julien, j'ai 33 ans, je viens du nord de la France.
Je suis le fondateur d'Erode.
Qui veut être mon associé sur toutes les plateformes sociales médias, vous est présenté par Citroën et son nouveau C5 Aircross avec siège Advance Comfort et écran cascade.
Une marque sous laquelle j'ai développé un sac à dos, le sac à dos indestructible.
Le seul sac à dos qui permet de réellement se protéger le corps en cas de chute.
Je suis ici, je vous propose aujourd'hui 10% de ma société pour un montant de 200 000 euros.
Je ne suis pas ici pour vous raconter une histoire exceptionnelle parce que j'estime être un simple jeune entrepreneur qui a traversé des galères, des succès aussi.
J'ai commencé, pour la petite histoire, j'ai commencé il y a 7 ans, dans le garage de mes parents, à bricoler les rues.
Ça fait très cliché, mais c'est vrai.
J'ai été récupéré dans un magasin de moto des pneus, j'ai été chercher des textiles à droite et à gauche, que j'ai assemblés.
Parce que je voulais me faire le sac à dos idéal, c'était vraiment très personnel à la base.
Et puis très vite, des gens ont trouvé ça cool.
Et donc je me suis lancé dans le projet Erode en 2016.
Erode, c'est une marque, on travaille avec des partenaires industriels, majoritairement français.
On a juste notre confectionneur qui est français lui, mais basé en Chine.
Tout le reste, ça vient du nord de la France.
Et donc ce sac à dos, c'est la meilleure protection dorsale au monde.
On a battu le record en termes d'absorption.
Aucun autre produit sur Terre n'a absorbé autant d'énergie, 98% lors des tests d'impact.
Et vous verrez tout à l'heure à travers le test qu'on va faire, si l'un d'entre vous veut bien se prêter au jeu, on va faire une démo, vous allez voir qu'en fait un sac à dos peut protéger la deuxième zone corporelle la plus vulnérable après la tête.
On pense tous à mettre un casque parce que c'est obligatoire, on pense tous à mettre des gants parce que c'est obligatoire.
Le sac à dos, un moiteur sur deux en porte un aujourd'hui.
Le problème c'est que si vous transportez ce petit mag que vous avez là devant vous, vous tombez et voilà.
Et là c'est fatal pour la colonne vertébrale.
Sachant que dans 90% des cas,
Le dos est touché, c'est à minima irréversible.
Et au pire, il y a un handicap qui va jusqu'à la paralysie.
Et puis, en lançant ce projet, qu'est-ce qui se passe quand on démarre pendant le Covid?
On subit des galères comme je ne pouvais pas imaginer.
L'argent qu'on a eu pour développer ce projet, maintenant, on ne l'a plus.
Il faut vendre pour survivre.
Et là, on se rend compte qu'on est dans la vraie vie.
Et il y a quelques mois, j'ai dû placer la boîte en redressement judiciaire.
J'ai dû liquider mon équipe.
Je me suis séparé de tout le monde.
J'ai traîné cette idée pendant des mois avant de le faire vraiment.
Parce que j'ai pris conscience à ce moment-là que quand on entend un entrepreneur dire« on paye les salaires de ses salariés avant de se payer soi», on se dit« oui, c'est ça».
Puis en fait, quand on ne se paye pas dans des mois qu'on doit virer tout le monde, là, on commence à...
Avoir mal au ventre.
Et je vous avoue, il y a un mois, j'ai failli tout laisser tomber, complètement.
Et heureusement qu'une personne de l'émission m'a contacté et elle a dû me convaincre pour venir parce que je voulais pas.
Je voulais pas parce que j'ai des couettes moins lessivées en fait.
Et à un moment donné, j'ai la chance aussi d'avoir des gens qui rayonnent autour de moi, qui me poussent et m'ont dit« mais tu peux pas cracher dans une main tendue comme celle-là».
Donc aujourd'hui, je suis ici parce que j'ai besoin de redémarrer ce projet avec un nouvel élan.
Parce que cette marque, j'y crois, le produit, j'y crois.
Mais encore plus fort, la marque, parce que derrière, il y a plein de...
choses qui peuvent être créées, je le sais, j'ai des plans sur 10 ans, ce sera un plaisir de vous les exposer un jour.
J'ai déjà eu l'opportunité de me présenter, de pitcher devant les investisseurs, mais je sais pas, il se passait jamais rien en fait.
Exceptionnel celui-là.
Mais là aujourd'hui, je suis à fond.
T'es chaud là.
Là t'es au max de ce que tu peux faire là.
Là, vous voyez que le haut d'un iceberg.
Pas quand même, oui.
Mais moi, j'adore ton humilité et ta transparence parce que c'est vraiment ça un parcours d'entrepreneur.
Il y a des hauts, des bas, et là, tu as vraiment frappé le bas.
Mais c'est ça, et c'est la capacité de se relever et d'avoir encore le désir, même quand tout semble.
Tout semble fichu, c'est qu'une façon, un point de vue.
Il suffit de changer d'angle de vue et de dire ok, maintenant, voilà.
On peut peut-être regarder, décortiquer.
Je peux, oui.
Allez-y.
Ce sac-là, il est sorti en quelle année?
Commercialement, il y a à peu près six mois.
Six mois.
Et avant même de parler du produit, ça m'intéresse de parler un peu de toi, parce que l'entrepreneur, c'est vraiment la première chose sur laquelle on investit.
Et toi, tu as l'air quand même assez marqué.
Là, tu es un peu en mode zombie.
On a l'impression que même toi, tu n'y crois plus.
Tu ne dégages pas beaucoup d'émotions.
Pour être franc, tu as une voix très monocorde.
Tu es encore dans ton échec, j'ai l'impression.
Et si toi, tu n'y crois pas, c'est très dur pour nous d'y croire.
Tu as passé 2 minutes 30 à pitcher ton échec.
C'est-à-dire que tu as passé 2 minutes 30 à parler de tes problèmes.
C'est souvent ce qui se passe, même après une rupture amoureuse.
Tu vas parler 25 fois que tu t'es séparé.
Et là, tu es en train de...
dans le dur.
Est-ce que tu es sûr que tu as l'énergie nécessaire pour prendre à bras le corps les différents sujets qui arrivent?
Parce que, pour être très franc, tu me parais quand même bien épuisé là.
Je l'étais et depuis un mois, je ressens cette boule d'énergie qui revient.
Et en fait, ce que vous dites, c'est hyper vrai parce qu'il y a un mois, j'étais même plus capable de dire Hérode.
Tu étais en burn-out quoi.
Ouais, je pense.
Je pense.
Et là, en fait, c'est tous les gens qui se fédèrent au truc, ça me propulse, je ne sais pas comment et d'où ça vient, mais il y a un truc qui se passe.
Et je me dis, j'étais jusqu'à Bruxelles pour livrer des sacs parce qu'un groupe de motards voulait des sacs.
Tu vends sur un site ou tu vends chez des distributeurs physiques?
Aujourd'hui, 90% de nos ventes, on les a faites avec notre petite main sur le site.
Combien de sacs tu as vendus?
On a vendu 300 sacs, on a fait à peu près 100 000 euros de chiffre d'affaires.
Ouais, peut-être 300 avec quelques euros le sac.
Ça démarre à 350 euros.
C'est un prix, c'est un...
Il y a des sacs qui valent moins cher, mais après, c'est une question de qualité.
Oui, bien sûr.
C'est cher, la protection.
Moi, j'avais acheté un gilet à 1000 euros.
Donc, je sais que c'est cher dans cet écosystème.
Et quel est le coût de fabrication?
Parce qu'il y a quand même une industrialisation derrière.
Donc, il y a déjà des moules qui ont été faits.
Je vois qu'il y a du plastique, de l'injection.
Bien sûr.
Donc, tout ça, c'était financé.
Et donc, combien coûte le sac?
À fabriquer?
Oui.
De 100 entre 100 et 120 euros.
Même maintenant?
Parce qu'après, les cours des matières premières ont évolué.
On s'est pris la claque.
J'ai eu un surcoût de transport de 17 000 euros.
Combien d'argent tu as investi dans la boîte depuis le début ?
Depuis le début, il y a eu à peu près 500 000 euros d'investi.
Tu as personnellement?
Personnellement, non.
Je suis allé chercher le soutien de la BPI, des banques, du Réseau Entreprendre, des investisseurs, des structures.
Et les investisseurs, au quel pourcentage du capital?
Ils ont aujourd'hui un peu moins de 11%.
D'accord.
Donc toi, tu as 90.
90, je retiens.
Mais de toute façon, après, on s'en moque parce que, grosso modo, l'entreprise, aujourd'hui, elle est au tapis.
Et donc, ce qu'il faut, c'est la relancer.
Donc, à la limite, le passé, le fait qu'il y ait un problème...
Oui, mais ils ont des droits préférentiels en tant qu'investisseurs.
Non, je ne pense pas parce que là, tu es en redressement.
Donc, il y a un syndic qui a été nommé.
Et donc, le syndic doit trouver une solution.
Soit il va liquider la boîte, soit, effectivement, tu veux le présenter à un plan, à la fois ton BP.
Et évidemment, si tu viens avec un investisseur en plus du plan, pour le syndic, c'est du pain béni.
Et là, tu as une chance d'avoir l'agrément au tribunal de commerce.
On est d'accord que c'est un peu ça la logique?
C'est ça, oui, bien sûr.
À ce stade, je dois juste montrer que je suis en capacité, sur une échelle de 10 ans, de rembourser les 100 000 euros que je dois.
Il y a 100 000 euros de dette.
Voilà.
Comment vous analysez les causes de votre échec?
Qu'est-ce qui a fait que vous avez été obligé d'apporter votre dossier au tribunal de commerce?
Parce que j'ai commis tout un tas d'erreurs.
J'ai recruté trop tôt, je n'ai pas bien recruté.
J'ai mal géré la situation Covid.
Même si j'étais facilement cherché, parce que c'est très facile, on envoie un BPI, on envoie trois mails, on a 150 000 euros qui tombent, et on leur dit, ça, ça va servir quand on va lancer la boîte, le commercialement.
Et en fait, il se passe dix mois, on n'a rien fait, et les 150 000 euros,
1000 balles, on ne les voit plus.
Et là, on fait, ok, j'ai 30 000 pour lancer commercialement mon innovation que je prépare depuis 6 ans.
Aucun sens.
Tu nous as dit où tu n'étais pas bon, et tu peux nous dire où tu es bon, du coup?
Quand je capte des problématiques, des besoins du marché, j'arrive vite à imaginer une solution.
Je sais trouver, je sais fédérer des gens, trouver des gens pour dire, ok, tous nos prestataires, par exemple, ne faisaient pas ce qu'ils faisaient.
J'ai dû les bousculer pour arriver à faire ce sac.
Si on revient sur le produit, justement, je pense qu'il y a une promesse de sécurité énorme.
Est-ce qu'on peut voir cette fameuse démo?
Avec plaisir, qui se prête aux oeufs.
Et on sent qu'Eric est prêt à aller faire.
Eric, c'est toi qui es le tout désigné.
Ok, bon, allez.
Comme vous voyez, je marche.
Je peux marcher.
On verra après si c'est le cas.
On verra après si tu marches encore.
Ah non, je vois une batte de baseball.
Allez-y, passez le bras.
Tu sais qu'il est très léger et très ergonomique.
Non mais son idée est géniale.
Voilà, non, il est trop haut.
Après, ça, on peut le régler, mais là, pour l'occasion...
Ouais, on va bien le mettre quand même, parce que la batte, elle a l'air réelle.
Oui.
Voilà, pas trop le monter.
Tout d'un coup, il y a un moment de stress.
Bah ouais.
Faut se détendre, ça fait vraiment pas mal.
Julien, mets-y toute ta rage.
Un, deux, trois.
Oh mon Dieu.
Ça va ?
Ça va, ça va.
Oui, oui, mais c'est sûr que ça absorbe.
Tu peux le refaire juste un coup pour être sûr.
J'ai senti qu'il y a eu un impact assez fort.
Par contre, ça a été absorbé et j'ai peut-être ressenti une sorte de poussée, mais qui a été distribuée sur l'ensemble du dos.
Donc clairement, je pense que ça absorbe.
Et si j'avais pris la batte avec la puissance à laquelle il a tapé, parce qu'il a vraiment tapé,
Je pense que j'ai été cassé en deux.
Donc là, clairement, il n'y a pas de doute sur le fait qu'il y ait une absorption majeure du choc.
Que là, j'ai pas mal du tout.
Donc ça fonctionne.
J'ai une question.
Est-ce que vous accepteriez de vous prendre un coup de batte de baseball avec ça?
Non.
Vous voyez, avant que je lance le sac, l'alternative...
Oui, je vois bien, ça c'est les dorsales qui peuvent se retrouver.
Vous dites que la seule alternative, c'est le petit gilet que vous avez montré, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, il n'y a pas de sac à dos sur le marché avec une coque rigide?
Ça existe, je ne me prendrai pas un coup de batte de baseball avec.
C'est facile, je pense, en tout cas c'est l'intuition que j'ai, c'est que pour vendre même 5000 sacs par an, c'est pas graver une montagne avec un couteau suisse.
Il y a un potentiel qui est juste énorme.
Il y a 120 millions de conducteurs de deux roues dans le monde.
Donc si à un moment donné je ne suis pas capable de vendre 5000 sacs par an, allez, pas dans 10 ans, dans un an ou deux il faut le faire.
Et c'est possible.
Tout m'a l'air compliqué pour toi, t'es dans une souffrance qui est visible, palpable.
Et bravo déjà de ne pas lâcher, il y en a beaucoup qui l'auraient fait à ta place.
Maintenant, je pense que ça va être trop dur et ça va te demander trop d'efforts de relancer quelque chose qui n'a pas fonctionné.
Dans le monde de l'investissement, on dit qu'il ne faut jamais rattraper un couteau qui tombe.
Et c'est un peu ce qui est en train de se passer.
Donc de mon côté, je vais passer.
Mais je te souhaite vraiment, si jamais tu arrêtes ce projet, de te reposer pendant six mois.
Tu coupes complètement, tu retrouves une bonne idée et tu repartiras plus fort.
Et à ce moment-là, je serais ravi de te parler.
Ok, merci.
Julien, déjà félicitations pour le travail accompli, parce que le sac est vraiment de qualité, je trouve que le look est super.
Il est effectivement intemporel, je pense que là la mission est réussie.
Ça fonctionne vraiment, pour l'avoir testé c'est assez impressionnant et je pense qu'on peut vraiment valoriser
l'apport qu'il peut avoir sur un accident, et ça, ça n'a pas de prix.
Donc je pense qu'il faut mieux être dans du haut de gamme et payer un prix important plutôt que de payer moins cher et avoir quelque chose qui ne marche pas.
Moi, il y a quand même quelque chose que je ne comprends pas dans l'équation, malgré toute ta franchise, ton humilité, et là-dessus, j'apprécie effectivement le fait d'être venu sans filtre expliquer finalement les difficultés.
c'est quand même la valorisation proposée.
Aujourd'hui, c'est une entreprise qui est en bout de course, qui est en redressement, qui n'a plus d'employés, qui a certes quelques actifs, mais qui est quand même valorisée à 2 millions.
Et j'ai l'impression que là,
Ce n'est pas comme si on recherchait une main tendue, c'est une attente très élevée.
J'aimerais bien comprendre pourquoi, d'où vient ce chiffre, parce qu'il n'est à mon avis pas en rapport avec la réalité de la situation.
La joie du stock, il reste du stock?
Il reste du stock.
On a vendu la moitié du stock, sur 600 sacs, il nous reste 300 sacs.
Et jamais vous n'avez trouvé un distributeur qui vous a dit« je vous en prends 100».
Est-ce que vous avez fait cette démarche?
On a eu quelques touches et j'ai été très mauvais là-dessus.
Je n'ai pas su transformer.
Parce que là, potentiellement, il y a 100 000 euros, peut-être 80 000 euros.
Je voulais dire, même 80 000, tu les prends.
Voilà, c'est ça.
Et on n'est pas si loin des 200 000 dont vous avez besoin.
Et l'argent n'a pas la même valeur selon les moments.
Là, aujourd'hui, 10 000 euros chez toi, ça en vaut 100 000.
C'est-à-dire que tu as un rapport de 10.
Donc, 80 000 euros dans tes caisses, ça change complètement l'histoire.
Tu t'achètes du temps.
Or, toi, tu as besoin de t'acheter du temps.
Je comprends l'idée, c'est très bien résumé.
Moi, je trouve que la valorisation demandée, elle est trop élevée.
Je pense que si je faisais une proposition, elle serait complètement indécente par rapport à ce que vous attendez.
Je n'ai pas envie de le faire.
C'est pour cette raison-là que je vais passer.
Ok, merci.
Moi, je vais me lancer.
Donc, je pense que vous avez une idée, vous l'avez mise en œuvre.
Et moi, je pense que vous êtes, et vous l'avez dit, vous êtes un créatif.
Je pense que vous êtes peut-être le MacGyver des accessoires de moto.
Et donc, je pense que la meilleure solution pour vous serait certainement de vous adosser à une entreprise déjà existante.
Parce que là, votre capacité réalisatrice, vous pourrez...
Lui donner une expression à 100% et vous n'aurez pas les soucis du quotidien qui visiblement ne sont pas forcément votre truc et ne correspondent pas forcément à votre personnalité.
Et après aujourd'hui c'est vrai que la valorisation que vous demandez pour une entreprise en redressement judiciaire, c'est-à-dire qui est potentiellement quand même aux portes de la mort, c'est beaucoup beaucoup trop.
Donc voilà, pour ces raisons, je vais passer.
Merci.
Alors, je suis déchirée parce que le produit, je le trouve super.
Il y a vraiment un marché.
Clairement, il y a quelque chose à faire.
Puis je pense que c'est un beau produit, on l'a vu, tout ça.
Et je pense qu'en temps normal, tu sembles être quelqu'un qui a l'énergie d'agir.
Mais c'est sûr que quand on investit,
On investit sur une marque, sur un produit, mais on investit aussi dans les gens, parce que ce sont les gens qui font arriver les choses.
Et on ne peut pas faire semblant qu'il y a une équipe derrière, il n'y en a pas.
Alors, c'est ça.
qui devient un peu difficile, et ton désir avec cette valuation qui est vraiment non réaliste, franchement.
Aujourd'hui, pour l'investissement, comme il est là, je vais passer.
Mais il y a quelque chose à faire avec le sac et le potentiel, j'y crois.
Ok, merci.
Moi, je pense que malheureusement, entre la réussite et l'échec, il y a l'épaisseur d'une feuille de cigarette.
Et on sait qu'effectivement, le monde est parfois injuste et que des bons reveneurs, avec un bon projet, n'y sont pas arrivés.
Et à l'inverse, parfois, certains ont eu de la chance.
Toi, tu t'es accroché à un produit, tu l'as porté de manière aboutie.
Et puis après, il y a l'homme.
Aujourd'hui, on ne peut pas juger l'homme qu'on voit devant nous parce que tu es évidemment au cœur d'une tourmente, d'une tempête personnelle.
Ensuite, je pense que dans tes capacités personnelles à trouver des solutions, tu n'as pas été au bout de cette logique.
Parce que si on veut effectivement considérer ce stock, il faut absolument qu'on réalise le stock.
Aujourd'hui, ce stock doit se transformer en trésorerie parce que tu as un besoin crucial de trésorerie.
Et si déjà tu réalises ces 80 000, moi je suis prêt à reparler avec toi de l'idée effectivement d'investir.
Mais il faut que tu démontres toi-même des choses.
C'est-à-dire que là, tu es trop dans une posture où tu as...
Sur la base d'un discours, sur la base de ton passé, tu attends de nous un futur.
Mais ce futur, c'est toi qui dois le construire.
C'est toi qui dois nous montrer que déjà, tu as fait le premier pas sur le futur en question.
Et auquel cas, tu trouveras des gens pour t'accompagner.
Mais il faut d'abord que tu fasses cette mutation.
Et c'est pour cette raison-là que je ne dirai pas tout de suite, mais je suis prêt à reconsidérer le sujet.
Bon courage.
Merci Julien.
Merci à vous.
Merci pour votre attention et votre franchise.
Il n'y a pas d'échec, que des apprentissages.
Il n'y a que des apprentissages, courage.
Repose-toi.
Et sache que tous, autant qu'on est là, donc on a vécu peut-être pas des périodes aussi difficiles, mais en tous les cas des moments de tourmente comme ceux que tu vis.
Il n'y a pas d'histoire linéaire.
Merci pour votre confiance.
Merci à toi, bon courage.
Merci.
Et merci de ce type de témoignage qui, je pense, enrichit aussi tous les gens qui regardent.
Exact.
Qui voient que l'entrepreneuriat, ce n'est pas seulement que des réussites flamboyantes, c'est aussi des histoires compliquées, mais avec des gens tenaces.
C'est un plaisir de vous la partager en tout cas.
Merci.
Merci à toi.
Au revoir.
Merci.
Tu vois la souffrance, le mec il est en dépression.
Là on peut pas juger l'homme qui l'a été.
C'est évident que...
Parce que pour faire ça, il a quand même fait quelque chose.
Mais non mais le gars, ce gars-là avec le physique qu'il a maintenant, on sent bien qu'il y a encore 5-6 mois, c'était un gars charismatique qui entraînait avec son équipe évidemment.
En fait il a pas fait le deuil du projet originel.
Tu vois, il est toujours dans cette...
Et c'est ça qui l'empêche d'avancer aussi.
Ta métaphore était très bonne, c'est-à-dire qu'en fait t'as des gens qui restent amoureux de leur ex toute leur vie et qui attendent toujours le retour de l'ex, tu vois.