Le pitch qui prend les investisseurs de court | My Padda | My Padda | S3
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Ordonnés chronologiquementBonjour.
Bonjour.
Je suis Grégoire, je suis entrepreneur depuis toujours.
Je vais vous raconter une histoire aujourd'hui un petit peu particulière, histoire qu'on aimerait bien continuer d'écrire avec vous.
Et à ce titre, nous avons besoin de 250 000 euros pour 7% de l'entreprise.
Alors un matin, je me suis réveillé et je me suis demandé comment on pourrait libérer les oiseaux des cages dans lesquelles on les enferme depuis des millénaires.
Et la réponse, elle était évidente.
Pour libérer ces oiseaux, il fallait les apprivoiser.
Alors qu'à cela ne tienne, j'ai été acheter deux coupes de padas.
Les padas sont des oiseaux qui sont un peu plus grands que des canaris.
J'ai commencé à les élever, ce qui était assez facile pour moi parce que je suis passionné d'oiseaux depuis toujours.
Et assez rapidement, j'ai réussi à les apprivoiser.
Et d'ailleurs, je voudrais vous présenter Floki, qui est un pada apprivoisé avec lequel je vis depuis des années.
J'ai d'ailleurs compris en vivant avec lui qu'on pouvait tisser un lien absolument extraordinaire avec cet oiseau, aussi puissant qu'avec un chat ou avec un chien.
Alors j'ai analysé le marché de l'animalerie qui est puissant, il n'y a pas de doute là-dessus.
Et puis, je crois que j'en savais assez pour décider de créer une entreprise, MyPada donc.
Et les planètes s'alignant, j'ai rencontré Lydia, qui porte sur ses épaules
la responsabilité de l'élevage et de l'apprivoisement de l'ensemble des oiseaux.
Bonjour.
Bonjour Lydia.
Bonjour, je suis Lydia, responsable de l'élevage à Maïpada.
J'ai travaillé toute ma vie dans le domaine animalier, en animalerie et en élevage.
Alors, avec Lydia, on a travaillé, on a créé la première ferme d'élevage de palas apprivoisés.
On a aussi travaillé sur un habitat, parce que certes, l'idée, c'est d'ouvrir la cage aux oiseaux, ça, on l'a fait, c'est super, mais cet oiseau, il a bien besoin d'une chambre.
Et ce sont les bulles que vous voyez sur le plateau.
On est prêt aujourd'hui à faire naître cette idée des petits palas en implantant des fermes d'élevage un peu partout en France et en Europe.
On a besoin de vous, on a besoin de votre engagement, on a besoin de vos idées, on a besoin de votre accompagnement.
Merci beaucoup de nous avoir écoutés.
Et félicitations à ces deux oiseaux qui se sont bien tenus, parce que ce n'est pas très facile de pitcher devant des investisseurs notoires.
Ils ont été quand même assez sages.
Ils ont bien joué leur rôle.
Donc vous, vous vendez des oiseaux, pas juste des cages.
Alors oui, le business model, en fait, il est extrêmement simple.
On élève des oiseaux.
Que nous vendons et on vend des accessoires que nous avons créés et on vend aussi de l'alimentation.
Et en très gros, le chiffre d'affaires, c'est 50-50.
Ça veut dire qu'un oiseau, ça vaut combien?
Ça vaut entre 300 et 500 euros.
Et en termes d'accessoires, les gens repartent avec à peu près 50% des accessoires.
Et ensuite, il y a l'abonnement et puis il y a le rachat d'un certain nombre de choses dans le cours de l'année ou des années qui viennent.
Mais en fait, le modèle, c'est d'implanter, de créer ces fermes qu'on veut en fait assez petites.
C'est 3000 oiseaux par an, une ferme.
Et on ne veut pas aller au-delà pour des tas de raisons, d'organisation, de lien avec l'oiseau, etc.
Et on préfère mille fois recréer des mini-fermes, entre guillemets, de les implanter en France et un peu partout, de façon à ce que les gens puissent venir en circuit court aller chercher des oiseaux.
C'est quoi le chiffre d'affaires?
Alors, le chiffre d'affaires à date, il est de 300 000 euros pour 2022.
La vision, c'est d'en mettre environ combien de ces petites fermes à travers la France?
Alors, notre business plan, à 2026, c'est d'ajouter 4 fermes d'élevage.
Ok.
Pour arriver en gros à 15 000 oiseaux.
On peut les voir, voir l'interaction justement qu'il y a.
Bien sûr, bien sûr.
J'ai vu que tu leur parlais tout à l'heure.
Oui.
Je voulais voir s'il comprend assis, couché.
Il ne va pas te comprendre, tu parles anglais.
Tu m'entends?
Oui.
Il est mignon.
Il est mignon.
Et ça mange quoi?
Des graines, j'imagine?
Des graines, un petit peu de fruits.
Aïe, tu me jases.
Allô?
Mais quand vous faites de l'élevage, ils sont élevés pour revenir?
Il ne va pas se sauver?
C'est une très très bonne question et c'est pour ça qu'on a mis autant de temps.
Si tu veux, cet oiseau, lorsqu'il naît, il est sauvage.
Et ce qu'on a voulu, c'est que cet oiseau, il choisisse de vivre avec toi et d'être bien avec toi.
Un oiseau, c'est qu'une race.
C'est cette espèce-là.
Que cette espèce.
Et je vais te dire, on ne l'a pas inventé, cet oiseau, il fallait qu'il soit OK pour vivre avec nous.
Mais il vit où, cet oiseau?
En Indonésie.
Dans la forêt.
Oui.
Alors, attends.
Jamais de la vie, on va chercher des oiseaux dans la forêt, on est bien d'accord.
Excusez-moi, mais vous parliez de la passion des oiseaux.
À quel moment vous avez switché de la passion des oiseaux au business de l'oiseau?
Parce qu'il y a quand même un switch philosophique qui n'est pas simple, quand même.
Parce que là, vous êtes en train de parler du prix d'un oiseau.
Ce qui m'intéresse, c'est qu'on cesse d'avoir des oiseaux qu'on enferme dans des cages.
Mais la vraie place de l'oiseau, c'est dans les forêts.
Donc pourquoi vous arrêtez à la cage et pas remettre les oiseaux dehors?
Qu'est-ce qu'on fout avec des oiseaux dans des baraques?
C'est des oiseaux de cage.
C'est les canaris, c'est les perruches, c'est les inséparables qui sont entre guillemets produits pour être enfermés dans des cages qu'on prend et qu'on colle dans des petites cages.
On leur donne du millet et leur foie explose au bout de trois ans parce qu'ils ne peuvent pas voler.
La durée de vie d'un oiseau comme ça est substantiellement supérieure évidemment à un oiseau de cage.
8 ans environ.
8 ans.
C'est important ce que vous venez de dire.
L'oiseau, il est sauvage, on le mettait en cage.
Ça, c'est un concept qui est inacceptable pour vous.
Donc le concept, c'est de dire, je prends un oiseau sauvage, je le domestique,
À partir du moment où il est domestiqué, il va rester dans une cage ouverte.
C'est le loup et le chien.
C'est quand même un peu...
C'est le loup et le chien.
C'est ça.
Il y a des chiens sur plusieurs générations.
C'est ça.
Donc, on peut prendre un tigre, l'élever, et puis après le mettre dans un salon, puisqu'il est devenu...
domestiqués, par exemple.
Et ça, ça protège l'oiseau et donc le tigre.
C'est ça, la logique.
Non, mais cet oiseau-là, il est élevé en captivité depuis des dizaines d'années.
C'est pas un tigre.
C'est un oiseau qui est élevé en captivité.
Oui, mais peut-être que la logique, c'est de le refoutre en sauvage.
Tu ne peux pas le faire.
Mais il faut quand même comprendre une chose.
Non, mais j'entends bien ton débat.
Mais si tu veux, 52% des gens...
Qui ont des animaux de compagnie, ça, ça existe.
C'est un fait.
Donc la question, c'est pas est-ce qu'on le fait ou pas.
La question, c'est est-ce qu'on le fait intelligemment, dignement et dans le respect.
C'est ça la seule question.
On peut aussi annuler la tendance et dire, moi je vends des oiseaux qu'on va libérer, on leur met un GPS, c'est une idée, et on les regarde en Amazonie dans leur environnement naturel et on a participé à une reforestation animale.
C'est pas le sens de l'histoire, quoi.
C'est pas le sens de l'histoire de prendre des animaux sauvages et de les foutre chez nous.
Je comprends le truc.
À quel moment on donne un prix à un oiseau?
Donc il y a un truc qui est vivant, on le prend, on le vend.
Ben non, déjà ça non.
L'oiseau, il appartient à personne.
Mais ton chat et ton chien...
Mais le chat et le chien, c'est trop tard.
C'est trop tard.
Non, le lapin, le furet, il y a des gens qui ont des loutres, il y a des gens qui ont des boas, il y a des gens qui ont des oiseaux.
C'est pas le sens de l'histoire.
Je sais bien, mais on fait quoi?
C'est un mauvais combat de devoir leur rapprocher de chez nous.
Je pense que le vrai combat, c'est de leur foutre, d'arrêter cette logique.
Mais tu ne pourras pas le faire.
Le vrai bon combat...
On l'a fait sur les dauphins.
On nous a dit que c'était impossible.
On l'a fait sur les animaleries.
On nous avait dit que c'était impossible.
On ne peut plus vendre de chats, de chiens dans les animaleries.
Tout ce qui était impossible, on a réussi à le faire.
Le premier combat, c'est de le libérer.
Ouvre la cage.
Ils sont tous enfermés, ces oiseaux, depuis des dizaines d'années, même depuis des millénaires.
Mais ça passe pas par la case business.
Tu fais naître de nouveaux oiseaux pour ensuite les libérer.
Donc tu ne libères pas les existants.
C'est de l'élevage.
Tu crées des oiseaux qui n'auraient pas eu de problème pour ensuite les libérer d'un fardeau qu'ils n'ont même pas réalisé.
Et quand même, là, on parle, c'est un peu antinomique, d'une valo à 3,5 millions.
Ah non, on parle de la valo.
Non, parce qu'on était parti sur la philosophie.
Oui, mais j'ai ramené.
T'as ramené à la valo, ok.
T'as l'hémisphère droit.
D'accord, d'un seul coup, il a pris le dessus.
Sur l'hémisphère gauche, moi, pareil, l'émotionnel, etc., je n'accroche pas forcément à la mission.
Je ne la vois pas très claire.
Je pense que t'es passionné, que tu le fais pas d'un point de vue mercantile, t'es pas là pour faire du blé sur le dos des animaux.
Bah si, quand même.
Non mais il l'a pas fait pour ça à la base.
Ah ça c'est sûr.
On sent que t'es pas un pourrin qui vient juste faire de l'oseille en tirant un trait sur les animaux.
Mais malgré tout, t'es quand même sur une tendance de fond qui va à contre-courant de ce qu'on observe aujourd'hui et des combats de la plupart des personnes qui veulent défendre les animaux.
Les zoos sont en train de fermer, les animaleries sont en train de fermer.
Je trouve que tu vas quand même pas dans le sens de l'histoire ça m'a toujours interpellé que l'humain veuille s'approprier une espèce et alors un jour admettons des aliens débarquent sur terre et ils se disent moi je trouve ça cool d'avoir un humain
en captivité et même je laisserai ma porte ouverte s'il veut sortir mais il reviendra quand même parce qu'il m'aime bien comme je suis un alien et j'aimerais pas moi qu'on prenne ma copine, ma famille pour les mettre en captivité on est d'accord
J'ai quand même du mal sur la tendance de fond.
L'avalo est très haute, à mon sens.
Pour faire un retour, ça va être compliqué.
Tu valorises un truc 3,5 millions qui est assez classique, traditionnel.
Besoin de trop d'humains, trop de charges, pas scalable.
Du coup, je passe mon tour.
Moi, la position, elle est...
Il me semble qu'elle est assez claire.
Je pense que vous vous trompez tellement de chemin.
Et ça me rend malheureux parce que vous êtes un entrepreneur, vous aimez les oiseaux.
Et il y a un moment donné où ça vrille et ça part du mauvais côté du truc.
Vous pourriez dire n'importe quoi, je vais sauver les oiseaux, je vais reforester l'Amazonie.
Il y a tellement de combats.
Il n'y a pas pire que prendre un truc vivant et se dire je vais le vendre.
Il n'y a pas pire.
Il y a 370 millions d'oiseaux qui ont disparu en Europe.
Et ce n'est pas parce qu'on va les avoir chez nous qu'ils vont revenir.
Pour cette raison, je ne vais pas vous accompagner.
D'accord.
Chut, notre premier combat, c'était de libérer l'oiseau.
C'était aussi simple que ça.
Alors, moi, je vais y aller aussi.
Bien qu'on ait cette argumentation par rapport à l'oiseau en cage, pas en cage, on sent bien votre passion et votre amour pour les oiseaux, mais je ne vois pas la capacité de l'agrandir davantage à une vitesse qui me soit intéressante.
Alors, pour cette raison, je vais passer.
Très clair, merci.
Alors moi je pense que votre concept tel que vous le présentez, il n'a pas beaucoup de sens.
En revanche, je pense qu'aujourd'hui il y a 13% de gens qui achètent des oiseaux qui sont en cage.
Donc ce que vous pourriez proposer, c'est, mais à ce moment-là c'est artisanal, c'est pas une start-up ou une jeune pousse, c'est de dire...
Nous proposons un service à toutes ces personnes qui achètent un oiseau, c'est plutôt que de garder leur oiseau en cage, on vient leur apprendre à apprivoiser leur oiseau, et là vous avez une véritable interaction.
Voilà, donc pour ces raisons-là, je vais passer.
Très clair.
Non mais ce qui est très compliqué avec vous, c'est que...
Là, on est en train de remettre en question votre business alors que vous l'avez chevillé au corps et que ça fait déjà 5 ans, on ne parle pas de 5 mois, ça fait 5 ans que vous êtes sur ce concept.
Ouvrir la cage aux oiseaux, c'est philosophiquement effectivement un concept qui aujourd'hui est très porteur.
Et moi, je trouve qu'il n'y aurait rien de plus fort et de plus symbolique que de vendre des cages d'oiseaux ouvertes sans oiseaux.
Et on vend ça comme décor en disant, nous en fait, on vend des cages d'oiseaux sans oiseaux.
Donc moi, je ne vais pas investir avec vous sur le projet actuel.
En tous les cas, bon courage et bonne chance à vous.
Et bonne réflexion.
Prenez pas tout ce débat comme une sanction.
Prenez-le comme peut-être effectivement un moyen de vous réinventer.
Merci beaucoup.
Merci à vous.
Merci à vous.
Bon courage.