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Ordonnés chronologiquementQuand on est une femme, on grandit avec l'idée qu'il est toujours très difficile, voire parfois impossible, de simplement faire pipi.
Dans les bars, les musées, les événements, dans l'espace public, on connaît toutes les files d'attente infinies.
Je suis architecte de formation et avec mon associé Alexander, on dessinait et construisait des installations pour un très grand festival au Danemark.
Et alors là, j'en pouvais juste plus de la situation.
Donc j'avais le choix entre des fils kilométriques pour des toilettes très très sales ou l'autre option.
Pour laquelle on est beaucoup à opter, c'est-à-dire de s'accroupir quelque part,
Il n'y a pas de buisson pour se cacher.
On s'accroupit dans la boue aux yeux de tout le monde.
Au risque de se faire prendre en photo et qu'elle soit partagée.
Ça arrive chaque année.
Et pendant ce temps-là, le festival est toujours peuplé d'urinoirs masculins.
Un objet hyper simple, distribué dans le monde entier.
Et on a vraiment du mal à comprendre, mais pourquoi nous, on n'a pas ça?
Donc on a observé de très près cette urinoire pour en créer du coup une version adaptée à nous.
Et voilà la pile.