Investors are perplexed | Bioteos | QVEMA | S5
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Ordonnés chronologiquementBonjour ! Bonjour! Bonjour! Bonjour! Bienvenue! Vous avez 1 minute 30 pour nous expliquer ce qu'est cette belle machine. Tout à fait. Merci beaucoup. Alors moi c'est Romain, et avec mon ami Romain, nous avons cofondé Bioteos en 2021, avec une idée un petit peu folle, celle d'utiliser des algues microscopiques pour purifier l'air. Aujourd'hui, nous sommes ici pour vous demander 300 000 euros contre 13% de la société. Vous avez déjà vu des arbres dans le métro? Non? C'est bien dommage car ça nous permettrait justement d'assainir l'air.
C'est bien dommage car ça nous permettrait justement d'assainir l'air. Et c'est... C'est mieux. C'est mieux. C'est mieux, tout à fait. Et donc, en fait, chez nous, on ne prend pas d'arbres, mais on a pensé à utiliser la nature pour améliorer la qualité de l'air dans des espaces très pollués, qui sont jusqu'à 5 fois plus pollués que dans les espaces extérieurs. Avec quoi? Avec des algues. Eh oui, tout à fait, avec des algues microscopiques qui, en plus de fournir de l'oxygène à toute la planète, sont capables d'absorber la pollution dans l'air. Une pollution qui, je le rappelle, fait 7 millions de morts chaque année dans le monde.
Une pollution qui, je le rappelle, fait 7 millions de morts chaque année dans le monde. Alors vous l'aurez compris, la qualité de l'air est devenue un enjeu crucial, surtout depuis la Covid-19. Notre technologie, on l'a testée et elle fonctionne. Elle fonctionne dans le métro de Lille où on a pu prouver une efficacité jusqu'à 60%. On a réduit de 60% le taux en particules fines sur une station de métro et une efficacité qui se mesure sur 400 mètres carrés. Du coup, on s'est dit que ça pourrait être utile dans d'autres environnements. Typiquement, votre cafétéria préférée, la crèche de vos enfants, ou même, pourquoi pas, l'établissement de santé de vos aînés. Alors, vous l'aurez compris, ici, nous vous offrons l'opportunité d'intégrer une société qui brasse déjà des milliards.
Alors, vous l'aurez compris, ici, nous vous offrons l'opportunité d'intégrer une société qui brasse déjà des milliards. Des algues. Pardon, d'algues, merci Romain. Mais également de rejoindre une équipe jeune, dynamique et résiliente, fermement convaincue qu'agir aujourd'hui, c'est protéger demain. Bravo. Bravo. Alors là, je ne pariais pas à un copec que vous seriez à zéro. Vous attendez à l'accident industriel. Ah ouais, là, j'ai dit non, non. Ça a été. Merci. Il y a un petit moment de panique. Voilà. Et vous vous êtes rattrapé. On sort au moment-là, vous avez failli... Vous êtes bien pris. Bien rattrapé. Vous êtes rattrapé aux algues. Donc, biothéos, vous allez peut-être nous en dire un petit peu plus.
Donc, biothéos, vous allez peut-être nous en dire un petit peu plus. Donc, c'est des machines. C'est quoi? C'est quoi votre technologie? Avant de répondre à toutes vos questions, plutôt que de vous dire que ça fonctionne, autant peut-être vous montrer que ça fonctionne. Je vais appeler notre ingénieur Jamil, si tu veux bien venir insérer des polluants, s'il te plaît, dans la cage. Bonjour. Bonjour. Bonjour. Jamil va insérer un polluant gazeux en premier, donc de l'acétone, qu'on connaît très bien, qui est vraiment couramment utilisé. Et également de la fumée pour symboliser les particules fines. On va simuler un freinage d'une rame de métro, par exemple. Et donc ce qui se passe dans cette machine, c'est qu'on va prendre des algues, on va prendre des ventilateurs haute pression, et via un brevet que nous avons déposé à l'international, nous allons mettre en relation ces algues et cet air.
Et donc ce qui se passe dans cette machine, c'est qu'on va prendre des algues, on va prendre des ventilateurs haute pression, et via un brevet que nous avons déposé à l'international, nous allons mettre en relation ces algues et cet air. Donc en fait, les ventilateurs sont là juste pour attirer l'air, l'air vicié, l'air à traiter. Les algues vont arrêter physiquement les particules fines et diluer les gaz également dans l'eau. Et les algues vont venir se nourrir de cette pollution préalablement dissoute. On voit la fumée là. Exactement, vous allez voir au fur et à mesure, au bout de 30 minutes, la fumée sera dissipée. 30 minutes pour un volume comme ça? A peu près, oui. A peu près, mais là c'est aussi avec beaucoup de polluants.
A peu près, mais là c'est aussi avec beaucoup de polluants. Ah oui, c'est ça. Ouais, c'est pas comme ça dans le métro encore. C'est ça. On est bien là au niveau de la fumée. Ça fait un peu fumoir. Tu mets ça dans les zones fumeurs et remarque que... On a quelques pistes avec certains aéroports. Potentiellement pour les coins fumeurs. C'est une bonne idée? Pour l'instant, vous en faites quoi alors? Alors qu'on a deux produits différents, on a celui du métro et ensuite il y a celui-ci. Donc il va être destiné aux espaces tertiaires, les espaces de bureaux. Beaucoup moins chargés en polluants et en pollution aux métaux lourds. Par contre, l'autre pollution qui est présente dans les bureaux, c'est les composés organiques volatiles.
Par contre, l'autre pollution qui est présente dans les bureaux, c'est les composés organiques volatiles. C'est ce qui émane des moquettes, c'est ce qui émane de l'imprimante, etc. En fait, la qualité de l'air, ça c'est prouvé, c'est l'OMS qui le dit, c'est 5 à 7 fois plus pollués en intérieur plutôt qu'en extérieur. C'est là-dessus qu'on va engager la commercialisation. Là, on a pas mal de demandes, on a pas mal de contrats justement à remplir. Ça crache combien de mètres cubes par minute? Alors là, on est à 200 mètres cubes d'air par heure. Et 200 mètres cubes, c'est quoi comme taille qu'on se rende compte? 200 mètres cubes, en fonction de la géométrie de la pièce, on peut avoir une efficacité ressentie jusqu'à 100 mètres carrés. C'est quel type d'algues? On n'en a pas parlé. C'est de la chlorelle.
C'est de la chlorelle. C'est vraiment une micro-algue ronde qu'on produit nous-mêmes, dans des espèces de bioréacteurs que vous voyez derrière, directement chez nous, pour maîtriser la souche et la pureté de la souche, la qualité de la souche. Et quel intérêt par rapport à un Dyson, par exemple, qui fait un purificateur d'air qui est beaucoup plus petit et qui est très efficace? Pourquoi quelqu'un passerait par votre solution? Dyson, lui, va... forcément traiter les particules fines, en fait, souvent. Il y a également un modèle qui traite particules fines plus formaldéhyde. Mais c'est tout. Nous, on utilise un solvant qui est génial, c'est l'eau, tout simplement, qui peut justement capter le formaldéhyde, le xylène, le toluène, qui sont hyper dangereux pour la santé.
Nous, on utilise un solvant qui est génial, c'est l'eau, tout simplement, qui peut justement capter le formaldéhyde, le xylène, le toluène, qui sont hyper dangereux pour la santé. Mais les noms que vous avez donnés, moi, je ne les avais jamais entendus et je ne les connais pas. Le formaldéhyde, par exemple, aujourd'hui, ça fait l'objet d'une réglementation. Une réglementation avec la loi Grenelle 2, qui est obligatoire à partir du 1er janvier prochain pour tous les établissements, notamment de santé, les établissements comme les crèches, qui accueillent du public sensible. Qu'est-ce qu'ils doivent faire? Ils doivent mesurer ce taux. Et si jamais on est au-dessus, il faut mettre en place des mesures, sinon on est une amende.
Quels sont vos arguments? C'est-à-dire que si un chef d'entreprise vous dit« Écoutez, moi, j'ai vu l'offre du marché, qu'est-ce que vous m'apportez de plus? » J'ai bien compris que ça permettait de filtrer un peu plus, mais à part ça, est-ce que vous avez d'autres arguments? Nos arguments, déjà, on a une proposition de tout compris. C'est-à-dire qu'on a la maintenance, on a l'installation, on s'occupe de tout. Et pour toutes les grandes entreprises, c'est déjà un gros plus. Ensuite, il n'y a pas de déchets. Les déchets qui sont générés sont récupérés. Et donc, en termes d'impact environnemental par rapport à un filtre classique, là, on est beaucoup plus respectueux de l'environnement.
Et donc, en termes d'impact environnemental par rapport à un filtre classique, là, on est beaucoup plus respectueux de l'environnement. Après, on est fabriqué en France. Aujourd'hui, les entreprises doivent aussi acheter en France. Il y a très peu de fabricants français de purificateurs d'air. On est à 90% fait en France, à Tourcoing, dans nos ateliers. Ça coûte combien? Alors parlons pognon maintenant. Parlons argent. Les algues, c'est fait. Je suis chef d'entreprise, je souhaite intégrer votre machine dans mes bureaux. Combien est-ce que ça me coûte ? Est-ce que c'est un genre de leasing? Comment ça fonctionne? C'est du leasing. On est à 299 euros par mois sur 36 mois d'engagement. Et donc ça, ça comprend le produit, ça comprend la maintenance qui est réalisée une fois tous les six mois, et ça comprend également le capteur de qualité de l'air qui vous fournit de la donnée, parce que c'est obligatoire aujourd'hui d'avoir de la donnée pour les grandes entreprises, avec la loi Grenelle 2, donc il faut avoir de la data.
Et donc ça, ça comprend le produit, ça comprend la maintenance qui est réalisée une fois tous les six mois, et ça comprend également le capteur de qualité de l'air qui vous fournit de la donnée, parce que c'est obligatoire aujourd'hui d'avoir de la donnée pour les grandes entreprises, avec la loi Grenelle 2, donc il faut avoir de la data. Et donc nous, on a un système en ligne qui vous permet d'avoir le monitoring de votre qualité de l'air. Vous suivez online votre... Exactement. Si je peux me permettre, c'est quand même quelque chose de positif là-dedans, c'est que les grands groupes, notamment côté en bourse, sont obligés maintenant de faire des rapports annuels où ils expliquent tout ce qu'ils font d'extraordinaire pour le monde.
Si je peux me permettre, c'est quand même quelque chose de positif là-dedans, c'est que les grands groupes, notamment côté en bourse, sont obligés maintenant de faire des rapports annuels où ils expliquent tout ce qu'ils font d'extraordinaire pour le monde. S'ils disent, grâce à ce que j'ai mis en place, mes salariés respirent mieux et donc voilà ce que j'ai évité comme maladie en utilisant des statistiques et tout. Si c'est obligatoire, c'est vrai que c'est bien. Maintenant, c'est obligatoire. En tout cas, il y a moins de fumée. Voilà, visuellement, on voit bien que ça fait quelque chose. En tout cas, c'est ça. C'est pour ça qu'on a préféré mettre de la fumée pour au moins qu'il y ait quelque chose de visuel. Oui, bien sûr. Vous en avez vendu combien aujourd'hui? Aujourd'hui, on en a 10 qui sont en place chez nos clients. 10 en service. Et on en a 7 autres qui seront mis en place d'ici la fin de cette année. Et ça vous coûte combien?
Avec la maintenance, parce qu'en fait, il y a une maintenance biannuelle. Cette machine nous coûte sur 3 ans 3 522 euros. Pourquoi sur 3 ans? Avec la maintenance? C'est un contrat de 3 ans, voilà. Tu fais 7 000 euros de bénéfice à chaque fois que tu places une machine en gros. C'est ça, exactement. Quel est votre prévisionnel sur les 3 prochaines années? On ambitionne de faire 1 600 000 l'année prochaine. Donc là, on est déjà à 94 000. On a sécurisé 8. 800 000 pour l'année prochaine. Et la machine métro, aujourd'hui, on a déjà signé un contrat à 800 000 euros. Ce qui nous fait 1,6 million. En 2026, là, on envisage l'international, comme ça va passer par exemple en Europe. Donc directement, là, on va passer à 3,6 millions.
Donc directement, là, on va passer à 3,6 millions. En 2027, on va être à 8,5 millions. Et enfin, grâce à l'international, encore une fois, où là, on va essayer d'adresser le marché asiatique. Et ensuite, derrière, en 2028, on termine à 16 millions. Vous allez partir à l'étranger avec ça? À l'étranger, il y a une véritable appétence. Du côté de Dubaï, du côté de Hong Kong, il y a une vraie appétence. Et vous n'aviez pas intérêt à faire que des grosses machines industrielles à 100 000 euros pour une usine? Et puis vous la vendez à un atelier, une usine, un garage, vous n'avez qu'une machine qui vaut 250 000 euros, mais qui est obligatoire, plutôt que d'avoir des clients dans tous les sens, prospecter, envoyer des gens chercher des lags de partout, gérer la maintenance.
Et puis vous la vendez à un atelier, une usine, un garage, vous n'avez qu'une machine qui vaut 250 000 euros, mais qui est obligatoire, plutôt que d'avoir des clients dans tous les sens, prospecter, envoyer des gens chercher des lags de partout, gérer la maintenance. Est-ce qu'il n'y a pas d'autres usages, par exemple dans des machines pour des particuliers, pour pouvoir utiliser votre invention sur quelque chose qui a une capacité de croissance beaucoup plus forte? Parce que là, tout le monde va vous dire, c'est tout ça, l'international, le tour du monde pour aller faire 16 millions. C'est juste ridicule dans un truc industriel.
C'est juste ridicule dans un truc industriel. Alors pour les téléspectateurs, 16 millions, ridicule, on ne va peut-être pas utiliser ce mot-là. En industriel, oui. Il y a une déconnexion entre, je pense, le potentiel de votre invention, de votre technologie, et le business plan que vous montez, parce que c'est vrai qu'aller chercher 16 millions, peut-être que vous, vous dites, c'est génial. Mais pour un produit industriel, c'est... juste tout petit. Et c'est pour ça que j'essaie de comprendre ce qu'on pourrait faire d'autre, ou s'il n'y a pas dans votre vision et votre ambition, quelque chose de plus grand, en fait. Il y a quelque chose, effectivement.
Dans ces cas-là, il faut nous dévoiler. En fait, il ne faut pas y aller à demi-teinte. C'est votre moment, d'accord? Oui. Donc en fait, soit vous nous embarquez avec vous dans votre vision, soit vous faites de la rétention et donc du coup on ne vous comprend pas. Et du coup, ça ne peut pas matcher. Donc, c'est le moment là de nous dire... Attendez, moi, en fait, j'ai une... Balancez les dossiers, là. Balancez! Je vais vous le dévoiler, c'est-à-dire qu'en fait, la techno qu'il y a dans ces deux machines, elle est industrialisable très très très facilement. C'est-à-dire que ce qui se passe, si vous avez bien suivi, c'est qu'en fait, on va venir capter des particules fines, mais en fait, on va venir dissoudre des gaz.
C'est-à-dire que ce qui se passe, si vous avez bien suivi, c'est qu'en fait, on va venir capter des particules fines, mais en fait, on va venir dissoudre des gaz. Pourquoi? Parce qu'en fait, la micro-algue va se nourrir de ces gaz dissous. Alors imaginez qu'on traite les eaux usées industrielles, chargées en polluants, chargées en nitrates, chargées en phosphates et en sulfates. Vous faites une centrale de dépollution. C'est exactement ça. On a la techno, on la possède à 100%. Elle est internationale, elle est brevetée. Je pense que vous avez eu votre idée de techno, vous vous êtes dit, putain, il faut qu'on fasse un produit avec ça, qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire? Et vous êtes en train de tâtonner pour trouver quel est le meilleur moyen de valoriser ce que vous avez imaginé et inventé.
Et vous êtes en train de tâtonner pour trouver quel est le meilleur moyen de valoriser ce que vous avez imaginé et inventé. Et on va du truc d'entreprise au métro en passant par la station d'épuration, en gros. Et vous savez, c'est pas tout à fait la même boîte. En fait, c'est pas qu'on a développé la techno et où est-ce qu'on va la mettre. C'est qu'en fait, on a développé la techno pour mettre dans les métros. Ah, voilà! Donc c'est l'air alors, c'est pas l'eau, c'est l'air. Pour l'instant, on fait de l'air. Puis tu auras une gamme R et une gamme O. Très bien. Ok. Ok.
Le marché de la purification de l'air, c'est en pleine croissance. Vous avez des brevets, il y a des barrières à l'entrée. Maintenant, moi, ce qui me perturbe, c'est que vous avez d'abord développé un produit sans forcément savoir où aller. Et on dit souvent en business qu'il faut déjà trouver son acheteur. Avant de faire le produit. Et là, effectivement, on ne sait pas trop où on va et vous avez une super techno. Mais qui va la payer? Quel est le business model? Je suis un peu perdu et je pense que les autres aussi. Je pense que vous êtes des bons entrepreneurs et en tout cas des bons chercheurs de R&D.
Je pense que vous êtes des bons entrepreneurs et en tout cas des bons chercheurs de R&D. Mais est-ce que vous êtes des vendeurs? Je ne sais pas, il y a quand même assez peu de ventes qui ont été réalisées jusqu'à présent. On ne sait pas quel est votre focus principal. Donc moi, je suis perdu. Je passe.
Alors pour ma part, je pense que ce qui là vous coûte un peu cher et risque je crois de vous coûter un peu cher ce soir, c'est que vous avez mal abordé votre pitch. Vous auriez dû commencer par dire, il y a tant de morts par an en France à cause de la pollution. Il y a en plus maintenant des règles qui vont imposer aux entreprises le fait de mettre en place des solutions pour améliorer le quotidien de leurs salariés. Il n'existe aucune solution sur le marché pour répondre à cette problématique qui soit faite en France avec des biomatériaux et sans déchets.
Il n'existe aucune solution sur le marché pour répondre à cette problématique qui soit faite en France avec des biomatériaux et sans déchets. Nous, on est ingénieurs, donc on l'a fait. C'est un peu comme ça qu'il aurait fallu nous le présenter. Peut-être que ça nous aurait un petit peu plus percuté. Et en disant, on a réfléchi, voilà le business auquel on a pensé. Et donc, voilà ce qui nous semble pertinent de mettre en place. Et vous voyez, vous avez un peu perdu tout le monde sur qui est votre cible. Est-ce que ça va être des entreprises de petites, de moyennes, de grandes tailles? Et même moi, vous ne m'avez pas vraiment embarquée, même si je pense que vous allez réussir. En tout cas, je vais vous suivre quand même et j'essaierai peut-être de vous aider, mais je ne serai pas avec vous financièrement dans l'aventure.
Vous êtes complètement à côté de la plaque en matière d'ambition. C'est-à-dire que vous ne pouvez pas arriver et dire on va faire 16 millions dans 5 ans. Ça n'a aucun sens. Aucun. Vous avez développé une super technologie avec un brevet mondial. Il faut aller chercher les 100 millions. Vous devez vous mettre dans un état d'esprit de conquérant. Pas faire une espèce de petite boîte qui va aller péniblement chercher 16 millions dans 5 ans. Et donc le discours, en fait, il ne passe pas.
Et ce n'est pas une critique de votre mission, de vos produits, de votre technologie, mais vraiment de ce que vous voulez exprimer en tant que projet. d'entreprise pour un investisseur. Moi, quand j'ai créé Ledger, je me suis dit, je vais faire le milliard. Et vous, c'est pareil. Je pense que vous devez vraiment réfléchir à ce que vous avez et voir comment vous pouvez, en 3 ans, 5 ans, aller chercher les 100 millions.
Sinon, allez vendre des champs points, quoi. Eh, eh, eh! Oh, le snobinard, quoi! Ça, c'est les mecs de la tech, ils ont un melon. Exactement! Donc, bon, vous l'avez compris, c'est pour ces raisons que pour l'instant, je ne vais pas vous suivre.
Il faut vraiment prendre du recul et essayer de rêver plus grand, s'il vous plaît. Ce que je vous demande aujourd'hui, c'est d'arrêter de réfléchir comme des ingénieurs hyper posés et qui prennent moins de risques. Vous voyez ce que je veux dire? Vous prenez moins de risques, vous voulez rester cartésien. Mais et si votre boîte, elle marchait en fait? Donc je n'irai pas sur ce coup-là avec vous, mais je vous envoie mon soutien. Et j'espère sincèrement en tout cas que vous allez améliorer la qualité de l'air des gens et diminuer cet impact négatif. Voilà.
Tout a été dit, donc ça m'arrange. Vous seriez arrivé en disant, les gars, il y a une loi qui arrive en janvier. On va devoir filtrer l'air dans les bureaux. C'est un marché à 7 milliards d'euros. Moi, je sors une technologie qui a deux avantages. Elle est dix fois moins chère, mais elle ne produit pas de déchets. Je vise 2% du marché, ça fait 150 millions, j'ai besoin de 3 millions.
Vous nous disiez ça, on disait« Ouais, putain, on y va». Ce que je n'ai pas vu aujourd'hui. Donc je ne peux pas vous accompagner, mais je pense que vous avez bien compris ce qu'il vous reste à faire.
Merci pour votre retour. Bon courage. Merci à tous. Merci à vous. Merci. Au revoir.