Cette innovation choque les investisseurs | Treesition | S4
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Ordonnés chronologiquementAllô, voilà.
Bonjour à tous.
Bonjour.
Bonjour.
Alors je suis Daniel De Santos, ingénieur et entrepreneur depuis une dizaine d'années.
Si je suis là devant vous, c'est que je recherche un associé qui m'aide à ramener Trision au stade de licorne sur un horizon de 3 ans.
Ah ouais, en 3 ans?
Ok, on est là.
Qu'est-ce que ton ambition?
Là, on est bien.
On y est.
3 ans.
Eric, t'as mis combien de temps, toi?
Ok, j'investis.
Super.
Et pour mon assurance pro?
Bah, la Maïf.
Qui veut être mon associé sur toutes les plateformes social-média avec Maïf, assureur militant?
Alors, pour rejoindre notre famille, je demande 100 000 euros en échange de 10% de la société.
Alors avant de rentrer dans le vif du sujet, je voudrais d'abord resituer le contexte dans lequel nous évoluons.
Ça n'est un secret pour personne, mais notre planète et plus particulièrement nos écosystèmes rencontrent des problèmes alarmants.
En France, on fait partie du top 20 des plus gros pollueurs mondiaux.
D'après l'Institut mondial des ressources, chaque jour, 100 espèces disparaissent de la surface du globe.
À cause de la déforestation.
Donc c'est ainsi que notre civilisation, et plus particulièrement notre style de vie, sont responsables de la sixième grande extinction de masse qu'on appelle l'Holocène.
Et pourquoi on fait tout ça?
Pour gagner de l'argent.
Eh bien moi je suis parti du postulat inverse.
Et si gagner de l'argent pouvait avoir un impact positif sur l'écologie?
Et donc c'est lors de mon voyage à Madagascar que tout s'est mis en place.
Donc autrefois appelée l'île verte, cette dernière a perdu
une grande partie de sa forêt.
Et d'ailleurs, aujourd'hui, on l'appelle l'île rouge.
Donc, lors de ce séjour, j'ai compris l'urgence de la situation.
Donc, j'ai décidé de contribuer à l'effort global avec mes propres armes, c'est-à-dire contribuer à la préservation de l'environnement par le business.
Donc, c'est ainsi qu'en 2022, j'ai cofondé Transition.
Donc notre particularité, nous transformons l'arbre en un produit financier, rentable et accessible à tous à partir de 50 euros.
Donc nos éco-investisseurs viennent acquérir les arbres que nous plantons.
Ensuite, au moment de la valorisation, ces derniers gagnent de l'argent.
Nous aussi, on agit ensemble pour la planète.
Simple, basique.
Les arbres que nous vendons, on ne les plante pas n'importe où.
Ils sont plantés sur des surfaces agricoles qui appartiennent à nos partenaires agriculteurs.
Donc le fait de rajouter ces arbres, ça va venir renforcer l'agriculture face aux changements climatiques.
C'est ce qu'on appelle faire de l'agroforesterie.
La beauté de notre modèle, c'est que nous avons plusieurs bénéfices.
Le premier bénéfice, et ce n'est pas négligeable, avec notre modèle, les agriculteurs vont avoir une nouvelle source de revenus liée à l'exploitation des arbres.
Le deuxième bénéfice, il est environnemental.
Un arbre pour pousser va venir absorber du CO2.
En plus, il va émettre de l'oxygène.
Son système racinaire va stabiliser les sols et améliorer le cycle de l'eau.
Donc, investir dans les arbres, c'est investir directement pour l'environnement.
Et le troisième bénéfice, il est économique.
Avec notre modèle, nous proposons des rendements qui atteignent 12% par an.
Donc nous avons commercialisé nos premiers produits.
en décembre 2022, avec les arbres que vous voyez sur le plateau.
Donc ce petit arbre, c'est un Polonia.
Il a la capacité de pousser 3 mètres par an sans pour autant être une espèce invasive.
Et surtout, il a une caractéristique, je crois, c'est qu'il capte beaucoup plus de CO2.
En effet, jusqu'à 55 kg de CO2 par an.
C'est entre 10 et 35, donc pour un arbre classique.
Exactement, c'est ça.
Donc nous en avons planté en tout 2500 et parmi ceux-là, 800 sont déjà vendus en produits financiers.
Pour finir, le marché dans lequel on est, il est comme nos arbres, il est en très forte croissance.
Donc l'investissement dans le vert et dans le durable est évalué en France à 1000 milliards d'euros.
Et pour l'Europe, on est à 9 trillions d'euros.
Un trillion, c'est des milliards de milliards.
Donc en résumé, Transition transforme l'acte économique en quelque chose de rentable écologique ou l'inverse.
Enfin, c'est vous qui voyez.
Merci.
Alors, première question.
Moi, je suis obligé de sauter directement sur un chiffre que vous avez donné.
12% de rendement.
Une forêt, c'est 2-3%.
Comment vous faites?
Parce que là, la promesse, elle est quand même très importante.
Et là, il faut le justifier tout de suite.
Il faut comprendre quel bois c'est, peut-être.
J'ai ramené des échantillons avec moi, je vais vous en distribuer.
Si c'est du bois de dingue.
Elle est 12%, t'imagines.
Je vois, je vois, je vois.
Moi, j'avais étudié un dossier au Costa Rica qui faisait effectivement du 10%, mais c'est parce que c'était du tech, donc un bois qui supportait la pluie, et on en faisait des terrasses de très chouette.
Là, il faut qu'on...
C'est toujours le même arbre que vous vendez, la même espèce ?
Alors pour le moment, oui.
Et on va se diversifier.
Merci.
C'est en l'air du boulot.
C'est très léger.
C'est léger, hein?
Oui, c'est léger.
Ce n'est pas du bois de cheminée, ça.
Alors, juste pour répondre à votre question par rapport à comment on fait pour être aussi rentable, ici, vous avez des sections d'arbres.
Et si vous voyez, il y a des stris dessus.
Donc, les stris, ça donne l'âge de l'arbre.
Donc, ils ont tous la même taille.
Sauf qu'il y en a qui ont 10 ans et il y en a qui ont 16 ans.
C'est ça, exactement.
La différence, c'est que quand ils sont cultivés en forêt, il y a de la compétition pour la lumière, ils ont moins d'espace pour se développer, donc ils vont prendre plus de temps.
Quand on les cultive en terre agricole, ce qu'on appelle de l'agroforesterie, ils ont de l'espace pour se développer, ils poussent plus vite.
Et donc, en 10 ans, on est capable d'avoir 1 mètre cube de bois utile pour la valorisation.
Alors, j'ai une info, un scoop.
Le Polonia est l'arbre à la croissance la plus rapide du monde.
Oui, voilà.
C'est plus vite que les bambous encore.
Exactement.
On les voit pousser à l'œil nu.
Et en plus, ce qui est magnifique avec cet arbre-là, qui est important à noter, c'est que quand on vient prélever le bois,
il va repousser depuis sa souche.
Et en plus, le fait que la souche soit déjà là avec le système racinaire en place,
il va pousser encore plus vite.
Mais qu'est-ce qu'on fait avec ce bois?
Alors, on a plusieurs applications.
Donc, il y a la construction.
C'est un bois qui est très résistant à la flexion et à la compression.
Donc, aviation, navigation, on peut l'utiliser.
On peut faire des tables avec, on peut faire du parquet avec.
Donc ça, c'est une première utilisation.
Après, il y a la biomasse.
Donc si vous allez dans la forêt, vous voyez des feuilles par terre, elles ne sont jamais mangées parce qu'elles sont toxiques pour les mammifères.
Eh bien, cette arbre-là, les feuilles sont comestibles.
Donc les vaches, les moutons, les chevaux, ils peuvent se nourrir de ça.
Mais comment vous distribuez ce produit financier?
Comment je peux savoir que je peux acheter un arbre?
Enfin là, après l'émission, tout le monde va le savoir.
Par les réseaux sociaux, on communique sur les réseaux sociaux, LinkedIn, Instagram.
D'accord.
Ensuite, on passe par des gestionnaires de patrimoine.
Donc on leur dit, écoutez, vous proposez des solutions d'investissement à vos clients, nous on vous propose quelque chose de vert qui est rentable, et en plus vous pouvez prendre une com dessus.
Donc si je paye, j'essaie de comprendre le business model, j'achète l'arbre, et admettons que l'arbre, pour la simplicité des calculs, génère un mètre cube, admettons.
Et que ce mètre cube, il vaut...
800 euros.
800 euros.
Moi, j'ai investi combien au départ?
Alors, nous avons plusieurs produits.
On a un produit qu'on appelle Sérénitri.
C'est l'équivalent d'un livret A.
Vous l'achetez 50 et vous récupérez 65 euros au moment de la récolte.
Peu importe que l'arbre pousse ou pas.
D'accord.
Et le produit qui est très intéressant, c'est ce qu'on appelle le Libertree.
Et donc là, vous l'achetez 110 euros et vous récupérez 40% de sa valorisation au moment de la récolte du bois.
Et le prix de l'arbre, tu ne l'as pas donné ici, le prix à l'unité?
Parce qu'en fait, aujourd'hui, on sait que c'est entre 2 euros les moins chers, donc jusqu'à, je pense,
50 voire plus.
Quand tu plantes un arbre, ça te coûte combien?
Alors nous, pour planter un arbre, on va payer 5 euros l'acquisition.
5 euros l'acquisition.
Voilà.
Et donc ensuite, on va le vendre 50 ou 110.
Donc là, on va être capable de marger déjà beaucoup.
Et c'est quoi vos frais de gestion?
Parce que vous devez prélever chaque année un pourcentage pour vous rémunérer, vu qu'il n'y aura pas de retour avant 8 ans.
Si quelqu'un met 1000 euros, où part l'argent?
Alors donc, il va y avoir 5 euros pour l'acquisition de l'arbre chez notre fournisseur.
Ensuite, on a 10% qui va pour l'agriculteur.
Donc, 11 euros.
Qui est payé tout de suite?
Tout de suite.
Donc là, on est à 11 plus 5, 16.
Ensuite, on a, si jamais on passe par un gestionnaire de patrimoine, 10% encore.
Ça, c'est la com commerciale.
Voilà, c'est ça.
Et ensuite, 41 euros pour amener l'arbre.
Du plan jusqu'à la récolte du bois.
Il reste 43 là.
Oui, il reste 43.
Et donc ça, c'est?
C'est pour vous.
Voilà, c'est pour nous.
C'est votre chiffre d'affaires.
C'est ça.
Donc c'est à marge nette 40%.
Voilà, c'est ça, au niveau du produit financier.
Vous avez démarré quand la commercialisation des arbres?
En décembre 2022.
Donc on a à peu près 83 000 de revenus à date.
Alors comment vous trouvez les terrains?
Parce que le tout, ce n'est pas le tout de planter des arbres, encore faut-il savoir où on les plante.
Et donc j'imagine qu'il y a une problématique pour trouver les terrains.
Donc les agriculteurs font appel à vous par comment vous les sourcez?
Il faut savoir qu'en France, on a beaucoup de fermes qui ferment chaque jour.
Bien sûr, on sait bien.
Et donc nous, on arrive, on leur dit, écoutez, on vous apporte des arbres, on les plante, on finance et en plus, vous gagnez de l'argent.
Donc avec nous, ils sont capables de gagner 18 000 euros par hectare.
C'est énorme.
C'est ça qui est intéressant, ce chiffre-là.
C'est-à-dire qu'il va falloir trouver plein de clients pour pouvoir rémunérer plein d'agriculteurs.
Exactement.
En plus, c'est vertueux, mais on rajoute encore une dimension à l'agriculteur lui-même.
Exactement.
Une question.
Vous êtes très bon, le business est vertueux et vous maîtrisez vraiment le sujet.
À chaque fois qu'on pose une question, ça percute.
Et du coup, ça me laisse un doute.
Entre l'écologie et l'aspect très financier, quel pourcentage vous mettriez?
Parce que, est-ce que vous avez commencé ça en vous disant, il y a un vrai business, c'est intelligent, je vais faire de l'argent et je vais servir l'écologie en mission parallèle?
Vraiment de manière honnête, on est entre nous, personne ne regarde.
Mais vraiment pour savoir où sont vos motivations.
Alors, je n'avais pas besoin de précision pour gagner de l'argent.
J'avais ma première société de conseil, je gagnais plus d'un million par an.
Aujourd'hui, j'ai changé, je n'ai plus besoin de gagner de l'argent.
L'impact écologique a pris le pas sur l'impact de rendement.
On parle de 12% de rendement par an, je pourrais réduire parce qu'à 8%, les gens sont contents.
Ah oui, tout le monde est content.
Et je peux prendre une marge, mais moi, ce que je veux, c'est avoir un effet de levier.
Si les gens, au lieu de mettre leur argent en banque, ils le mettent dans l'agroforesterie, derrière, ça fait un cercle vertueux.
Et puis un agriculteur, 18 000 euros par hectare, c'est...
Énorme.
Et pour la planète, c'est énorme aussi.
C'est ça.
C'est vertueux.
Si tu gagnais un million, j'imagine que quand tu viens demander aujourd'hui 100 000 euros, ce n'est pas tant pour l'argent, plutôt pour être accompagné, parce que les 100 000 euros, tu dois les avoir de côté.
C'est ça.
J'ai besoin d'associés qui m'aident à passer la vitesse supérieure.
Donc, pas juste faire un produit financier sur le bois, mais faire un produit financier sur tous les arbres à fruits aussi.
Mon rêve, c'est de mettre le même modèle, mais n'importe où.
J'ai essayé à Madagascar, j'ai arrêté, puis je vais y retourner.
Et ensuite, il y a toute cette partie technologique, transformer nos certifs, les mettre sur de la blockchain.
Donc voilà, on a besoin d'accompagnement par rapport à tout ça.
J'ai une question, parce que, est-ce que toi, les 100 000 euros, etc., ce n'est pas un peu juste?
Et en termes d'accélération, si on veut avoir un impact important, est-ce qu'on n'a pas besoin de mettre plus?
Et même beaucoup plus.
Alors oui, on aimerait lever 2 millions.
Donc on a déjà levé 500 000.
500 000 déjà?
Oui.
Après le deal, il vous reste combien après votre première levée de fonds?
Moi, en non-propre?
Oui.
Donc là, je suis à 40%.
Ils t'ont pris 60% lors de la première levée?
Je n'ai pas une façon de réfléchir comme un investisseur classique.
Je n'ai pas besoin d'être à 51% pour le faire.
Donc quand j'ai démarré Trésition, j'avais 1% de la société.
Mais comment c'est possible d'avoir 1% ?
C'est-à-dire que tes autres associés avaient 99?
Oui, c'est ça.
Tu disais que tu gagnais 1 million d'euros.
Comment tu ne peux pas avoir 1 000 euros de capital social?
Parce que du coup, mon argent, je l'avais mis pour payer mes consultants dans mon société.
Après, j'ai aussi des appartements.
Ce n'était pas de l'argent liquide.
Ok, mais alors quand tu crées la boîte, comment tu arrives à 1%?
Qui étaient les autres actionnaires qui ont mis les...
Des family and friends, des amis.
Sympa les copains!
Et attention, il y a un truc qui est important.
La marque Transition, c'est une marque qui m'appartient à mon nom propre.
Et donc, dans les gens qui sont rentrés jusqu'à présent, on a un deal et ils sont OK pour que je cède la marque Transition à la société en échange de me reluer à 80%.
Vous avez gardé la marque en main et vous modétisez votre marque pour revenir au capital.
C'est ça, exactement.
Il y en a beaucoup qui le font sans le dire, mais vous, vous l'avez fait en le disant.
Et donc là, je suis passé à 40% d'une valorisation à 1,5 million.
Ok.
C'est à moi, il faut que je vois une société où le fondateur monte au firm.
Ben si, parce qu'il réintègre la marque.
Non mais c'est hyper bizarre.
C'est un modèle pas classique en tous les cas.
En fait, j'ai une explication pour ça, c'est simple.
Je viens d'une famille ouvrière.
Moi, ce milieu-là, je ne le connaissais pas.
Je ne connaissais pas le milieu d'entrepreneuriat, l'élevé de fonds.
On a compris, mais ce qui déconne un peu, si je puis me permettre, c'est que comme tu dis que tu as gagné pas mal d'argent avant et après tu lances cette activité, on peut s'attendre à ce que tu mettes une partie de ton argent dans cette nouvelle activité.
C'est un peu ça qui est surprenant, mais bon, pourquoi pas.
Moi, je veux bien commencer.
Je trouve que le sujet de départ est passionnant et vous avez démontré déjà que vous avez des premiers succès.
En revanche, quand vous demandez 100 000 euros pour faire de la blockchain et un marché secondaire, pour moi, je me dis, mais comment il va y arriver?
C'est-à-dire que votre premier sujet, les arbres, c'est un sujet tellement incroyable, énorme et indispensable que pour moi, c'est quasiment impossible de, en parallèle de ça, faire un truc sur la blockchain.
En plus, je ne vois pas trop l'intérêt.
Et l'histoire du marché secondaire, parce que je me dis, là, c'est encore un énorme projet à côté.
Donc, pour ces raisons, je passe.
Voilà.
Merci.
Alors moi, je trouve ça formidable.
Monétiser le bois, la forêt, c'est une cause extraordinaire.
Ce que je comprends, c'est que vous avez vraiment besoin d'être accompagné parce que c'est vrai que c'est un projet qui peut devenir extrêmement complexe, peut-être un peu trop.
Si vous commencez à faire ça à l'étranger, ce n'est pas les mêmes réglementations, ce n'est pas les mêmes machins.
Les fruitiers, est-ce que c'est les mêmes rendements, pas les mêmes rendements?
Est-ce que je suis propriétaire des cerises ou des queues de cerises à la fin?
Vous voyez très loin, très grand, mais à la fin, il faut aller à la mine tous les matins, essayer de démêler les fils.
Donc j'espère qu'un de mes camarades aura plus de temps que moi et d'énergie sur le point, parce que ça serait vraiment formidable que votre truc décolle.
Mais là, ça va.
Ça ne va pas demander beaucoup, beaucoup de temps.
À mon avis, le temps que l'arbre pousse pour moi.
Donc, ce n'est pas bon.
C'est un bon business qui est vertueux en plus, qui a un impact.
Donc ça, c'est positif.
Malin aussi parce que les Français veulent investir leur épargne différemment.
Ils ont été lassés des livrets A ou autres produits proposés par leurs conseillers bancaires qui n'y connaissent rien.
Donc je pense que tu es dans la tendance.
Mais tu ne m'as pas embarqué.
Moi, c'est le truc des 1%.
Je n'ai toujours pas compris, excusez-moi, mais tu ne peux pas nous dire que tu es millionnaire et ne pas avoir un avocat qui te conseille.
C'est impossible que tu crées une boîte et que personne ne te mette un énorme warning en te disant que ce que tu fais n'est pas normal.
Et si les investisseurs t'ont pris 99%, comme tu le dis,
soit tu les attaques en justice, soit tu les sors de la cap table.
Moi, en tout cas, je ne voudrais jamais m'associer avec des gens qui ont volé un fondateur, si ce que tu dis est vrai, à ce point.
Les gens qui sont rentrés avec moi, ils ne m'ont pas volé.
C'est juste qu'on est un process.
Le problème, c'est le process.
C'est-à-dire que tu ne fais pas les choses dans le bon sens.
Et moi, en tant qu'investisseur, je ne peux pas laisser mon argent entre les mains de quelqu'un qui fait quelque chose sans se renseigner et qui me dit, en plus, en toute décontraction, mais non, ce n'est pas grave, on va s'y retrouver à la fin.
Non, quand tu es investisseur, tu veux quelqu'un qui pilote l'avion avec les bons boutons et pas qui te dit je suis à l'envers mais t'inquiète on va réussir à atterrir à un moment.
Je suis à la tête de l'avion, je suis en train de piloter cet avion.
C'est juste que l'aspect financier...
L'aspect d'étenir une boîte à 40, 50, 80%, ce n'est pas ce qui me drive.
Moi, ce qui me drive, c'est la solution qu'on met en place.
Et ce n'est pas parce que j'étais à 1% que je n'étais pas aux commandes de l'avion.
Tu proposes des produits financiers structurés.
Tu proposes et tu dis aux gens, je vais gérer votre argent et je vais vous assurer un rendement.
Tu n'es pas foutu de créer une boîte normalement.
Donc, en fait, tu ne peux pas dire aux gens, je vais vous apporter 12% de rendement.
Si tu es, à mon avis, un des seuls Français depuis la création de la SAS qui est parti avec 1% au début.
Tu vois ce que je veux dire?
Ce n'est pas rassurant.
Puis, ce n'est pas rassurant pour l'investisseur de savoir que tu n'en as rien à foutre de l'argent.
Tu peux être très désinvolte sur l'argent parce que la cause l'emporte et c'est magnifique, mais tu ne peux pas l'être quand tu gères l'argent des gens.
Tu ne peux pas.
Tu dois être impliqué au moins à la même hauteur qu'eux parce que c'est la preuve, en tout cas quand on a un œil d'investisseur, en disant que le gars va faire attention à mon argent parce que c'est aussi le sien.
Bref, t'as compris, pour ces raisons, je vais pas t'accompagner.
Mais j'espère, ou pas, qu'un de mes amis te rejoindra.
Disons que tu nous as invités vraiment à l'affortement.
Non, mais on sait bien.
Eric, tu vas nous dire les choses.
Oui.
Je vois une déconnexion totale entre le discours du début, on va faire une licorne en trois ans.
Moi, j'ai mis huit ans à la faire.
Une licorne, c'est une boîte qui vaut plus d'un milliard.
Donc, ambition extrême.
Une situation professionnelle difficile à comprendre.
J'avais fait un million.
mais en fait, je n'ai plus d'argent parce que j'ai tout placé.
Je n'avais plus un euro pour mettre dans ma boîte.
Quand j'ai créé ma boîte, je me retrouve avec 1%.
Parce qu'en fait, je m'en fiche et ce n'est pas important.
En fait, je n'arrive pas à raccorder.
Et là, pour moi, c'est un énorme warning.
En tout cas, pour moi, ça n'a absolument aucun sens.
Je rejoins Anthony là-dessus.
Malgré l'intérêt du projet et sa beauté et tout ça, je vais passer, je ne vais pas vous accompagner.
Parce qu'il y a un truc que je n'arrive pas à comprendre.
Merci.
J'ai vécu des situations plus faciles.
Le dernier a parlé après tout ce qu'ils ont dit.
Ça m'a fait aussi évoluer en termes de pensée.
Ceci dit, ça a été bien dit, il y a eu deux parties dans notre présentation.
Une première partie à laquelle on a tous adhéré à la fois pour la mission et aussi pour la qualité des explications.
Il ne faut pas retirer cette partie-là parce qu'elle est quand même très importante.
Et puis, il y a eu cette petite partie sur comment, effectivement, tu as démarré, comment cette entreprise est née.
Et là, c'est vrai que tu nous as un peu perdus.
Ceci dit, moi, je suis déjà assez impliqué parce que je passe par une ONG qui plante des arbres partout dans le monde.
On fait de l'agroforesterie, évidemment.
On a notamment tout un développement autour du lac Togo.
Et donc, je vois très bien comment, effectivement, on peut encore aller plus loin que ce que tu fais déjà.
Et je sens bien ta mission.
Donc moi, je serais prêt à m'engager à tes côtés.
Je vais te faire une proposition.
Je vais mettre 100 000 euros pour 15% à condition que tu mettes toi aussi 100 000 euros dans l'entreprise.
Il est hors de question que je vienne mon argent et que toi tu ne viennes pas le tien.
Donc, on met tous les deux 100 000 euros dans l'entreprise qui fera 200 000 euros.
D'accord?
On aura plus de moyens pour se développer.
Si tu as un appartement à vendre, tu le vends, tu te débrouilles, mais tu montres que toi aussi, tu vas y aller.
Parce que là, c'est vrai qu'il faut absolument que tous les gens qui nous regardent aient envie de nous rejoindre, aient envie d'investir avec nous.
Tu montres que tu es motivé et tu réponds à la problématique posée qui est, je m'engage, j'aurai des intérêts.
Personnel, j'aurais des choses à perdre parce que la reprise, ce n'est pas seulement gagner, c'est aussi des choses à perdre.
Et quand on a quelque chose à perdre, on se défend bien plus.
J'ai envie de dire ok, j'ai des appartements à vendre, j'en vends un et puis c'est parti.
Ça, c'est une belle réponse.
Voilà, bravo.
Bravo.
Merci.
C'est vrai.
Merci beaucoup.
À très vite.
À très vite.
Merci à tous.
Bravo.
Nous, on est ravis que ça existe et que ça continue, vraiment.
Merci bien.
Au revoir.