Are these glasses actually effective against motion sickness? | Boarding Ring | S3
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Ordonnés chronologiquementBonjour à tous.
Ah, ben voilà.
Bonjour.
Bonjour.
Nous sommes Renaud et Antoine, nous sommes frères et nous sommes les cofondateurs de Boarding Ring.
Qui veut être mon associé sur toutes les plateformes sociales médias, vous est présenté par Citroën et son nouveau C5 Aircross avec siège Advance Comfort et écran cascade.
Nous sommes venus vous proposer d'investir 350 000 euros contre 15% des parts de notre société.
Ce qui vous est proposé, c'est surtout la possibilité d'avoir un impact direct sur la santé de dizaines de millions de personnes à travers le monde.
Boarding Ring est une société spécialisée dans le mal des transports.
Nous avons créé la solution Boarding Glasses, une paire de lunettes avec du liquide qui donne un horizon artificiel dans le champ visuel de l'utilisateur.
Ok.
Cet horizon artificiel supprime le conflit sensoriel qui est responsable du mal des transports que ressentent 30% de la population mondiale.
Ah oui, ok.
C'est notre père qui a eu l'idée.
C'est une idée originale, bien plus performante que n'importe quelle solution disponible actuellement sur le marché.
Depuis 2015, nous avons vendu plus de 50 000 paires de lunettes.
Tout se passait extrêmement bien.
Les retours clients étaient dithyrambiques et la croissance s'accélérait d'année en année.
Et puis, le Covid est arrivé.
En deux ans, nous avons perdu 90% du chiffre d'affaires.
Mais on a su relever le défi.
À force de travail, on est en train de redresser la situation.
Ce qu'il faut savoir, c'est qu'avant d'être entrepreneur, avant de fonder Boarding Ring, j'ai été judoka international, notamment médaillé européen dans l'équipe de France de Teddy Riner.
Je n'étais pas forcément le judoka le plus doué de ma génération au niveau technique, mais j'avais la réputation de ne jamais rien lâcher.
Et je pense que cet état d'esprit, je l'ai transmis à Boarding Ring.
On a certainement fait des erreurs, c'est aussi pour ça qu'on est aujourd'hui devant vous, qu'on soit ici de votre accompagnement.
Mais vous pouvez être sûr d'une chose, c'est qu'on ne lâchera jamais l'affaire.
Alors aujourd'hui, Boarding Ring a besoin d'une nouvelle dynamique.
Et cette dynamique passera par le lancement d'un nouveau produit, la version enfant de nos lunettes.
Bah, ça je vais dire.
Depuis quelques semaines maintenant, une trentaine de familles a pu tester un prototype de ces lunettes.
Et les résultats sont juste incroyables.
Mais pour tout ça, vous l'avez compris, on a besoin de vous.
Alors, si vous souhaitez changer la vie de Maëva, d'Inès, de Gaspard et de millions d'autres enfants,
Et si ça vous branche d'accompagner une équipe déterminée, résiliente, mais avant tout humaine,
Alors on sera très heureux de vous avoir à nos côtés.
Merci.
Ça s'est fait déjà.
Est-ce qu'on peut voir les lunettes?
Ça ressemble à quoi?
Du coup, on a pris une paire de lunettes pour chacun d'entre vous.
C'est intéressant que vous ayez dit que vous alliez lancer ce projet enfant, parce que c'est la première question que j'aurais posée.
Parce que c'est évident que là, il y a un besoin.
Tous ceux qui ont fait de la voiture avec des enfants savent que là, c'est plus 30%, le taux est beaucoup plus élevé.
C'est plus élevé chez les enfants, oui.
Merci beaucoup.
Elles ont toutes une tête, tes lunettes.
Mais il existe en pharmacie des lunettes déjà, parce que moi, par expérience, j'en ai acheté pour ma fille.
Alors ça, c'est une technologie qui est brevetée.
Donc on est les seuls à proposer ces lunettes contre le mal des transports.
Si vous les avez achetées en pharmacie, c'est très certainement celle-ci.
Ah, c'était vous alors?
Oui, tout à fait.
Ah oui, vous avez un client en face et un client satisfait.
C'était notre père, oui.
C'est énorme.
Et vous avez des preuves scientifiques, des études qui ont été menées, que le fait d'avoir ce liquide devant les yeux...
On n'a pas d'études scientifiques aujourd'hui qui montrent l'efficacité des lunettes.
Il y a une étude actuellement en cours à l'université de Toulon qui propose de très bons résultats pour le moment, mais elle n'est pas encore finie.
C'est vous qui l'avez menée?
C'est un partenariat, oui.
Et ça fonctionne contre le mal de mer?
C'est ça, c'est tous les transports.
En fait, c'est le même problème dans toutes les situations, que ce soit le mal de mer en voiture, en train ou en bateau.
Ce que je comprends, lisant votre notice, c'est qu'on n'est pas obligé de les porter tout le temps.
Exactement, c'est la bonne nouvelle.
On les porte pendant 10 minutes, c'est ça?
C'est ça, on les met à l'apparition des premiers symptômes.
En fait, c'est extrêmement simple.
On n'est pas bien, on commence à ne se sentir pas très bien, c'est le moment de les mettre.
En 10 à 12 minutes, en général, c'est ce qu'on a observé, on va beaucoup mieux.
Et là, comme on va bien, on n'a pas besoin de les garder, on peut les enlever.
On va pouvoir vous faire une petite démonstration avec un enfant, c'est ma fille, pour vous montrer à quoi ça ressemble sur le visage, ce que ça donne quand on roule et ce à quoi pourrait ressembler le modèle définitif.
Parce que là, ce qu'on vous propose, c'est le prototype de la version...
La passagère arrive.
Mignonne.
Elle est là.
Je vous présente Prune, ma fille.
Bonjour.
Elle a 4 ans et demi.
Je vais vous faire la démonstration.
On peut voir ce que tu veux.
Je vais l'amener.
On va prendre tes petites lunettes roses.
Viens, on va aller dans la voiture là-bas.
Ah oui.
Ah, vous allez dehors.
Oui, c'est une vraie démonstration.
Une vraie démonstration.
Une voiture, etc.
On voit que les modèles sont différents finalement.
Exactement.
Oui, les siens, ils font ça comme ça.
Le modèle enfant et le modèle adulte n'est pas du tout le même.
Au-delà d'une question de taille, c'est une question de champ visuel.
Les enfants ont un champ visuel qui est beaucoup plus réduit que les adultes.
En fait, ils regardent vraiment devant et pas sur les côtés comme les adultes.
C'est pour ça que c'est important de leur dire de regarder avant de traverser la route.
Normalement, je crois qu'on peut lui parler.
Elle est en visio avec nous.
Tu nous entends, Prune?
Ici, la Terre.
Oui, je vous entends.
Est-ce que tu vois bien avec tes lunettes?
Elle est trop chaude.
Comment tu te sens avec les lunettes?
Est-ce que c'est confortable?
C'est pas trop gênant?
Quel est le prix du produit?
Parce qu'en fait, c'est ça qui va tout conditionner.
C'est 49 euros.
49 euros.
Combien vous gagnez par lunette?
La marge brute, c'est 28 euros.
Les marges, aujourd'hui, elles sont pas faramineuses.
On les a réduites.
volontairement pour relancer la machine après le Covid.
L'objectif, c'est de réaugmenter ses marges.
C'est pour ça que sortir un nouveau produit, ça permet aussi de réajuster des marges qui ne sont pas forcément ce qu'on souhaiterait qu'elles soient sur du long terme.
Donc le produit enfant, on envisage un prix aux alentours de 69 euros.
Et dernière question là-dessus, pourquoi vous n'avez pas fait non plus un financement en précommande?
Parce que là, pour le coup, c'est vraiment un produit qui s'y prête, puisque vous allez pouvoir toucher un maximum de gens qui ont le besoin et qui vont le précommander, et donc vous aider à financer la suite.
Ça fait partie du plan de financement aussi.
Idéalement, pour le modèle enfant, on aimerait bien lancer...
Ça paraît la meilleure voie.
Combien avez-vous investi personnellement dans l'entreprise depuis le début?
Alors, à la fondation, on a apporté environ 30 000 euros, un peu plus de 30 000 euros, plus de la propriété intellectuelle que notre père avait commencé à déposer déjà avant.
Ah, ok, d'accord.
Et par la suite, on a obtenu un prêt d'honneur de 50 000 euros.
Et quand les affaires ont été un peu compliquées il y a trois ans, on a remis avec nos épargnes personnelles environ 40 000 euros.
La feuille de route a été très contrainte par le Covid, on a bien compris.
Tout à l'heure, on sentait une grande émotion quand vous l'évoquiez tous les deux.
Et concrètement, il faut cet argent rapidement.
Ça fait partie d'un environnement plus global.
Vous avez déjà des gens qui veulent en mettre.
Alors, on est sur un processus de levée de, au total, 500 000 euros.
C'est le montant qu'on aimerait rassembler.
Aujourd'hui, on n'a pas d'offre ferme.
On a des investisseurs.
qui sont dans le pipe, mais on est encore au début.
Et les 350 000 euros, c'est le minimum pour qu'on puisse faire exister ce produit enfant.
Ce qu'il faut savoir, c'est qu'effectivement, aujourd'hui, l'entreprise ne gagne pas d'argent, elle en perd.
Donc effectivement, on a besoin de l'argent assez rapidement.
Disons que si on n'a pas cet argent-là pour faire exister ce produit, et qu'on n'arrive pas à se débrouiller pour faire décoller le modèle existant, mieux que ça en tout cas, dans les deux ans, effectivement, la boîte risque de ne plus exister.
Est-ce que vous y croyez vraiment ?
On vous sent un peu dépité.
On dit souvent qu'on ne rattrape pas un couteau qui tombe.
Là, ça a l'air de tomber un petit peu.
Vous êtes des sportifs et donc vous avez l'habitude de vous battre.
C'est souvent assez proche.
Le sportif et l'entrepreneur ont la même capacité.
Mais est-ce que vous pouvez nous démontrer que vous êtes quand même assez confiant?
Moi, je vous sens un peu faiblard sur le point.
Aujourd'hui, on a pris des coups, des gros coups.
Mais vraiment, comme l'a dit Antoine, on lâchera rien.
On est motivé comme jamais.
On est toujours là.
On a réinvesti quand c'était difficile.
Entre motivation et obstination, parfois, il y a une frontière qui est très fine.
C'est le projet d'une famille, mais on est pragmatique.
Ça veut dire qu'on est clairvoyant et on saura se dire, là, on n'y arrive pas.
C'est le stress.
Je pense que je suis plus stressée qu'eux.
Je trouve que vous avez un produit qui est quand même intéressant et qui répond à un besoin.
Alors vraiment, c'est vrai qu'il y a beaucoup de gens qui ont du mal de transport et il n'y a pas grand-chose.
Et puis je comprends aussi la notion pour les enfants.
Alors, il y a quand même quelque chose qui est bien avec ça.
Maintenant, le côté scientifique n'est pas encore tout à fait démontré.
Je pense qu'il y a besoin d'y avoir un côté scientifique pour amener une crédibilité, parce qu'après, sinon, ce n'est pas si clair.
Alors, ceci dit, la situation financière de l'entreprise, elle est quand même précaire.
Et les marges sont minces.
Alors, c'est quand même deux gros drapeaux rouges pour moi par rapport à la situation.
Alors, il va me faire plaisir de vous mettre en contact avec une compagnie de croisière que je connais.
Mais pour l'investissement, j'ai passé, mais il me fera plaisir de vous mettre en contact.
Merci, avec plaisir.
Vous avez vécu une crise majeure.
Ça a généré probablement un peu ou beaucoup de panique et de difficultés.
Et je pense que vous avez peut-être commis une erreur, ce que vous avez dit, d'avoir baissé le prix.
Et ça, il faut bien comprendre qu'une fois qu'on a baissé son prix, on ne peut plus le remonter.
Donc, je pense que votre approche de dire on cherche 500 000 euros pour un peu rebooter la boîte et repartir sur quelque chose de nouveau n'est pas la bonne.
Et donc, c'est pour cette raison que je ne vais pas vous accompagner.
Ah non!
C'est dommage.
Vous méritez de réussir.
Et donc, je vais vous donner une technique que je ne donne pas souvent.
Ah!
Attends, j'écoute.
Ah, vas-y.
Bon, vas-y, je note.
J'ai moi-même appliqué sur deux ou trois startups où j'ai investi.
Mais ça ne va pas plaire aux investisseurs qui nous écoutent, mais ce n'est pas grave.
Je pense qu'au début, il y a ce qu'on appelle une phase d'euphorie.
Quand on lance une startup, on est très motivé, on est galvanisé et on se lance coûte que coûte parce qu'on résout un problème tellement vital qu'on se dit ça va fonctionner.
Et puis après, il y a la phase de réalité qui arrive et on est confronté à des problèmes assez classiques, basiques de business.
Les marges sont trop faibles.
C'est un métier très compliqué à exécuter.
Il y a de la logistique, il y a de la production, il y a de la distribution.
Très compliqué.
Et là, vous réalisez que vous allez galérer.
Mais vous vous êtes tellement lancé que vous ne pouvez pas arrêter.
Et donc, vous allez innover, trouver des nouveaux produits, mais je ne pense pas que ça marchera beaucoup plus.
Si j'étais à votre place, ce que je ferais, c'est que je lèverais de l'argent.
Mais une fois que vous avez l'argent, vous pivotez complètement.
Vous changez de produit.
La clé, à l'heure actuelle, c'est de ne pas mourir.
Parce que vous le voyez, les marges ne sont pas bonnes.
Le produit, il n'y a pas une traction énorme.
Donc, je ne vais pas vous suivre, mais je vous invite vraiment à lever un maximum d'argent.
À pivoter et après vous vous expliquerez avec les investisseurs.
Mais c'est ce qu'ils pensaient faire avec toi.
C'est vraiment la meilleure idée que vous auriez eue.
Et même si j'avais investi, je vous aurais dit que vous avez bien fait.
Moi, si j'ai un conseil à vous donner, c'est qu'il y a eu beaucoup d'émotions dans ce que vous avez dit tout à l'heure.
Et je pense que vous avez dit que c'est une affaire de famille.
C'est votre père qui a inventé ces lunettes-là.
Une affaire de famille, c'est beau, mais on a toujours la pression du fondateur ou de celui qui a inventé, a fortiori quand c'est son père.
Donc moi, si j'ai un conseil à vous donner, c'est de prendre un peu de recul par rapport à ça et d'essayer d'être lucide.
Vous avez d'énormes qualités.
Vous êtes tenace, vous êtes intelligent, vous êtes loyal.
Et ça, je pense que c'est important.
Donc, je pense qu'il faut que vous rebondissiez, certainement ailleurs.
Mais ne vous enfermez pas là-dedans.
Et surtout, gardez votre loyauté, parce que ça, c'est vraiment super important.
Donc, moi, comment je peux vous...
Alors, je vais vous proposer un truc qui est complètement incongru parce que vous êtes entrepreneur et vous dites que vous avez envie d'entreprendre.
Moi, je vous dis que si à un moment donné, vous avez un petit problème et que vous avez besoin d'un peu d'argent, moi, je veux bien vous embaucher pendant une petite période pour vous permettre de rebondir parce que je pense que des gens comme vous, on en a besoin dans l'entreprise et que ça peut vous permettre d'acquérir d'autres facultés pour pouvoir plus tard mieux vous relancer.
Voilà le conseil que je pourrais vous donner.
Pour ces raisons, bien évidemment, je ne pourrais pas vous accompagner.
Ok.
Merci.
Je crois, j'y crois encore.
L'équation à poser est relativement simple.
Il faut de l'argent rapidement, il faut vendre plus de produits, il faut augmenter les marges, il faut de la légitimité et il faudrait créer une marque.
C'est évident que si on met les cinq bout à bout,
On part du principe qu'on n'aura pas d'investisseurs parce que c'est assez compliqué à expliquer.
L'opportunité, en fait, elle peut venir du fait de développer du B2B, parce que là, vous avez des commandes rapidement, et ça démontre votre énergie et votre capacité à retourner les choses.
Parce qu'en fait, quand vous dites, on ne lâche rien, on est déterminé, au-delà des mots, il faut des éléments de démonstration.
Et la meilleure démonstration serait que vous ayez réussi à récupérer des contrats, même minimes.
C'est-à-dire qu'un petit acteur qui vous en achète 1000, déjà vous démontrez que ça y est, il y a des gens qui y croient, que vous avez réussi, sur la base de votre conviction, de votre détermination, à retourner un petit peu la situation.
Et donc ça, vous avez besoin de faire cette démonstration en B2B.
Ensuite, moi je pense qu'il faut s'alloser à un distributeur.
Il faut faire d'une pierre deux coups.
Aujourd'hui, Decathlon a un fonds d'investissement qui s'appelle Générgie.
Il vous faut quelqu'un comme ça, quelqu'un qui a une capacité et une traction très forte.
C'est-à-dire que moi, si j'investis chez vous, 350 000 euros, c'est quand même beaucoup d'argent, je n'ai pas vraiment de traction sur...
Comment dès demain, on peut effectivement en vendre plus et on peut régler tous les problèmes qui ont été évoqués.
Et ensuite, vous pourrez développer d'autres produits, puisque évidemment, vous aurez commencé à avoir déjà des flux.
Et donc, je pense qu'aujourd'hui, je ne suis pas en capacité d'investir parce que je n'ai pas d'éléments additionnels.
Donc, je ne serai pas investisseur, mais je peux être conseiller à défaut d'être payeur.
On est preneur quand même.
Merci.
Merci.
Très bien.
Bon courage.
Merci.
Merci.
Bon courage.
Au revoir.
Au revoir.
C'est dur quand t'es dans les sables mouvants comme ça, t'es pris dans les sables et t'es absorbé, attiré indubitablement.
Pourquoi c'est très dur?
Parce qu'il y a des gens qui ont tenu, tenu, tenu et qui ont fini par y arriver.
Et il y a des gens qui ont tenu, tenu, tenu et qui sont morts.
Et donc en fait, tu sais jamais à quel moment tu dois lâcher.